Mais l’amour n’est-il pas la plus dangereuse des addictions ?
193 pages
Editeur : Au diable vauvert
Date de parution : Septembre 2012
Genre : Romans
« « Le problème de ce livre est que, pour une fois dans ma vie, ça se passe bien, je suis fidèle depuis deux ans, je n'avais rien à raconter ! » Dans L'Amour est déclaré, Nicolas Rey, prix de Flore 2000 et champion de l'auto-fiction, a donc dû inventer des engueulades, caricaturer à l'extrême son beau-père - un comédien célèbre... « Il est pourtant cool. C'est chouette car, comme il aime bien les gens qui vont mal, il prend soin de moi.» » Lire la suite
Interviewhttp://www.franceinfo.fr/player/export-reecouter?content=734587
biographie de Nicolas ReyNicolas Rey s'installe dès son deuxième roman, lauréat du Prix de Flore, comme l’un des auteurs les plus doués de sa génération. En 2004, avec Courir à trente ans, vendu à 30 000 exemplaires au Diable vauvert, il obtient la reconnaissance des lecteurs mais aussi celle, unanime, de la critique. Après Treize minutes, Mémoire courte, Un début prometteur, Courir à trente ans et Un léger passage à vide, vendu à 100 000 exemplaires à ce jour, L’amour est déclaré est son sixième livre au Diable vauvert. Chroniqueur brillant et médiatique, Nicolas Rey intervient aujourd’hui sur France Inter dans l’émission de Pascale Clarke et sur Canal +. Lire la suite
France info
« Que se passe-t-il après un coup de foudre ? C'est le thème du sixième roman de Nicolas Rey, lauréat du Prix de Flore, auteur de plusieurs livres remarqués et chroniqueur à France Inter et Canal +. Ce livre, intitulé "L'amour est déclaré" est mené tambour battant.
»
http://www.actualitte.com/critiques/l-amour-est-declare-nicolas-rey-1937.htm
« Nicolas, écrivain de trente-neuf ans, n'est pas ici pour alimenter la prose consacrée à la coutumière crise de la quarantaine. Et pour cause : de sa crise, anticipée et laborieuse, il en sort tout juste. Découverte de la paternité, faillite conjugale et toxicomanie, telles étaient les thématiques du précédent roman de N. Rey, Un léger passage à vide. Le temps est désormais celui d'une nouvelle vague amoureuse, dans une atmosphère qui pose l'émerveillement vital sur une toile de fond grisonnante, empreinte des désenchantements et angoisses existentiels.
C'est à l'occasion d'une avant-première que Nicolas rencontre la réalisatrice Maud Pauli, dont il va immédiatement tomber amoureux. Passionnée, pleine de vie jusqu'à l'arrogance, émancipée de nombreux codes sociaux, avide de sexe mais refusant le couple, cette héroïne à la « voix de fêtarde et de chat vagabond » (p. 14) incarne typiquement celle dont les héros des romans contemporains tombent infailliblement sous le charme. C'est le début d'une idylle décalée, dans laquelle Nicolas dira son premier je t'aime en voyant Maud vomir dans le caniveau tout l'alcool qu'elle vient d'ingurgiter. Mais comment vivre sereinement une histoire si enivrante lorsque l'expérience nous contraint à penser qu'elle est nécessairement vouée à l'érosion ?
Leur liaison va dès lors associer pessimisme ou lucidité sur les relations humaines et envie irrépressible de croire que, cette fois, tout peut être différent : « Alors, c'est encore possible après tout ce massacre ? » (p. 14). Dans la veine de L'Amour dure trois ans de Beigbeder, les paradoxes de l'état amoureux émergent de page en page, et si les protagonistes se font les chantres de l'anti-routine sentimentale, ils se laisseront pourtant aller à la promiscuité d'une séance de cinéma ou à jouer l'infirmier pour l'autre, enrhumé.
Alors même qu'il affirme être heureux, Nicolas focalise toutes ses angoisses sur ce nouvel état émotionnel : « Depuis que je suis amoureux, je flippe en permanence » (p. 124), « Peur que ça ne dure pas, peur que ça dure, peur de cette confiance faite au hasard » (p. 86). Il formule aussi avec justesse la pulsion contradictoire de vouloir à tout prix investir cet autre dont on admire l'indépendance : « avant d'arriver à faire d'elle une chose sans caractère et dingue de moi, avant que je puisse la mépriser afin de me retrouver à nouveau seul, il faut que j'arrive à la joindre » (p. 28). C'est pourtant par cette frustration insoluble, dans l'insécurité constante de la passion amoureuse, que le héros se sent à nouveau vivant.
Le roman se fait alors ode à l'ivresse du commencement, à la sublimation que l'amour opère sur les actes les plus anodins : « J'achète des fleurs. J'apprécie les fleuristes et les boulangeries. […] Je suis heureux d'avoir tenu le coup jusqu'à cet instant-là » (p. 72). Ces deux « naufragés », qui croyaient être revenus de tout, se plaisent à rêver d'avoir trouvé, enfin, l'Amour définitif.
Dans ce récit à la première personne sous forme de brefs chapitres, les adeptes du feuilleton du même nom diffusé sur France Inter retrouveront avec plaisir quelques scènes entendues à la radio, comme le chapitre Cocktail. Ils ne seront pas déçus de rencontrer au détour d'une phrase l'humour du chroniqueur, se délectant de quelques piques politiques et autres références à l'actualité. Le jeu se poursuivra jusque dans les frontières génériques.
Si plusieurs affinités apparaissent entre l'auteur et son personnage, à commencer par son nom et son œuvre, le narrateur se fera un plaisir de rappeler que l'autofiction n'est pas assimilable à l'autobiographie : « Audrey n'existe pas, Docteur, c'est un personnage fictif » (p. 10). Il poussera l'autodérision jusqu'à se moquer de son propre roman, par le biais du personnage de l'éditrice : « A gerber. Le mélange d'amour parfait et de conseils à ton fils : ultra merdique » (p. 127). »
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tous les commentaires« Distrayant... » hotroadboogie
« Adorée ......... » utilisateur13829
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Chantal
« Un peu... Déroutant! » utilisateur14200
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