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Scarelife
Scarelife

La trajectoire criminelle d'un écorché vif. Nominé aux Trophées 813
249 pages
Editeur : Krakoen
Date de parution : Mars 2010
Genre : Thriller et Policier

Résumé de l'éditeur

« Libéré sur parole après avoir purgé dix ans de pénitencier, Mosley J. Varell coule des jours ternes dans un coin reculé du Montana. Il vivote en écrivant des scénarios de dessins-animés. Gougou le kangourou, c’est lui. Astreint à pondre des histoires à décerveler les mômes, on vient cependant de lui commander le scénario d’un biopic sur le romancier David Goodis. Un matin, il reçoit une lettre postée de Louisiane. Il a reconnu l’écriture, c’est celle de son père qu’il hait depuis toujours. Mais pourquoi Varell décide-t-il de partir le retrouver ? Ayant la phobie de l’avion, il entame une grande diagonale routière. La fatalité, un temps en sommeil, l’entraînera à ponctuer son périple de meurtres comme autant de cailloux blancs que Le Nain, un détective teigneux lancé à ses trousses, saura ramasser…

Max Obione fait le noir, le noir profond, sans rémission ni lueur rédemptrice ; dans un roadmovie paroxystique et crépusculaire, il conjugue “no future” à tous les temps de l’imparfait de l’existence.

»
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Interview

http://krakoen.net/catalogue-3/collection-forcement-noir/scarelife-max-obione/

biographie de Max Obione

Max Obione s'est emparé du noir sur le tard afin de donner libre cours à son tempérament libertaire. Dans ses romans et ses nouvelles, ce jeune auteur tardif revisite les archétypes du genre. Son dernier roman Scarelife, nominé au Trophée 813 en 2010, est d'une noirceur totale. L'ironie du short, recueil de nouvelles publié en 2011, préfacé par Jean-Bernard Pouy, distille un humour noir, féroce et tendre à la fois, servi par une écriture canaille. Fondateur de la coopérative d'édition Krakoen aujourd'hui reprise par les nouvelles éditions Krakoen, il a créé avec Jeanne Desaubry les éditions numériques Ska : http://skaediteur.net. Il ne dédaigne pas non plus de s'égarer dans la littérature érotique... Lire la suite

la presse en parle

Excelsoir
« Scarelife (Max Obione) Libéré sur parole après avoir purgé dix ans de pénitencier, Mosley J. Varell coule des jours ternes dans un coin reculé du Montana. Il vivote en écrivant des scénarios de dessins-animés. Gougou le kangourou, c’est lui. Astreint à pondre des histoires à décerveler les mômes, on vient cependant de lui commander le scénario d’un biopic sur le romancier David Goodis. Un matin, il reçoit une lettre postée de Louisiane. Il a reconnu l’écriture, c’est celle de son père qu’il hait depuis toujours. Mais pourquoi Varell décide-t-il de partir le retrouver ? Ayant la phobie de l’avion, il entame une grande diagonale routière. La fatalité, un temps en sommeil, l’entraînera à ponctuer son périple de meurtres comme autant de cailloux blancs que Le Nain, un détective teigneux lancé à ses trousses, saura ramasser… Max Obione fait le noir, le noir profond, sans rémission ni lueur rédemptrice ; dans un roadmovie paroxystique et crépusculaire, il conjugue “no future” à tous les temps de l’imparfait de l’existence. Avant-propos Normalement, les routes vont d’un point à un autre et quand elles racontent des histoires de cinglés en ballade, on les appelle des itinéraires « bis », direction le mur ! Scarelife nous entraîne dans le sillage d’un dénommé Mosley Varell, un tordu du genre bon bougre malgré tout. A sa suite, on cingle à travers les States, en diagonale, de Missoula (Montana) à la Nouvelle Orléans (Louisiane), et ça fait mal comme une lame de couteau qui s’enfonce dans les chairs d’une Amérique de l’après 11 septembre. L’écume de son passage, c’est de l’hémoglobine pure, comme la mousse qui bubulle d’une carotide sectionnée. On meurt beaucoup à le rencontrer. Là où il fait étape, c’est plus fort que lui, les vieux démons le reprennent, son passé d’homme de main d’un mafieux hollywoodien ressurgit. Malheur à qui le contrarie ! Mais il lui arrive cependant de trucider par bonté d’âme. En tout cas, le voilà en route pour régler ses comptes avec son passé où domine l’ombre de son paternel, pasteur de son état et brute épaisse. S’il n’y avait eu cette lettre du père reçue un beau matin, Mosley serait resté planqué à peaufiner un biopic sur la vie de David Goodis, l’écrivain maudit, l’auteur de Tirez sur le pianiste !, le scénariste de Dark passage et de bien d’autres chefs d’œuvre de la littérature noire. Parce que Mosley a aussi ça dans le sang, l’écriture, en plus de sa folie meurtrière ! Son road movie devient en fin de compte son chemin de croix, avec un détective aux trousses, un teigneux détraqué comme lui, surnommé le Nain… On sait que les héros des romans noirs, mouisards perpétuels, connaissent rarement la rédemption, le tragique de la condition humaine demeure leur horizon indépassable. Ce qui commence mal se termine encore plus mal. Le voyage de Mosley Varell s’apparente à une partie de toboggan diabolique d’où l’on ne peut descendre. Schuss vers l’enfer ! Cet écorché vif est un personnage goodisien en diable ! Le gouffre nous est promis à travers une mise en abyme vertigineuse. Max Obione a le chic de nous captiver en nous contant l’histoire d’un auteur qui écrit sur un auteur qui écrit sur un auteur qui écrit … Une construction savante et un style. Du délire en prime pour un réel bonheur de lecture noire. Paul Seudon (2010) »

L'avis des blogs

Le blog d'Hannibal lecteur
« « J'ai un pressentiment, un goût excentrique dans la bouche, ça vient comme ça, ça ne s'explique pas vraiment... le gars à tête rose... le gars à tête rose... qu'on devine derrière la vitre du poste va vivre ses derniers moments. Ça ne s'explique pas vraiment. La décapotable glisse, moteur coupé, jusqu'à la pompe près du bâtiment sur la gauche. Ralenti. D'un geste sec Cody fait grincer le frein à main, la voiture lève du cul. On entend un air de blue grass sortant de la cage de verre, ça voudrait repeindre ce coin sinistre d'une couleur gaie. Sans doute. À l'instant où Cody ouvre la portière et pose un pied dehors, un bahut vionze à toute vibure sur le ruban d'asphalte gris. Souffle, grosse bouffée de poussières. Air bousculé un temps, un temps plus tard la poussière retrouve sa place. Clarté des choses. Le silence revient. Comme le crincrin de la musique. Mortel. Cody se dresse et se dirige à l'arrière. - Tu tètes comme une vrai garce. Faut vraiment que je t'aime, dit-il en tapotant l'aile de sa Cadillac. » Difficile de faire plus « road-movie » que ce Scarelife, qui suit Varell dans son grand périple à travers les Etats-Unis. Max Obione donne beaucoup de rythme à son roman en optant pour des phrases courtes, souvent nominales, voire composées d'un seul mot, qui claquent comme un coup de fouet mais ne sont pas dénuées d'une certaine poésie. Différentes voix se font entendre au fil du récit. On suit tantôt Varell, qui nous raconte son périple à la première personne, tantôt Herbie Erbs, un policier qui malgré sa petite taille a une grande dent contre Varell. Ce dernier, exsudant la frousse, fuyant on ne sait trop quoi, n'est pas sans rappeler le personnage principal de Trouille, le roman de Marc Behm. Sa paranoïa aiguë, ou autre chose, le pousse à commettre divers crimes au cours de son périple, et cet aspect de l'intrigue n'est pas sans rappeler Cormac McCarthy et son No Country for Old Men. On ne comprend les motivations de Varell à rejoindre son père que dans les toutes dernières pages, où les rebondissements se succèdent. « Ce matin là, j'aimerais tant être ailleurs. Mal à déglutir ma propre salive. Un goût de sang. Effort pour avaler une gorgée de café. Putain de coulée de lave dévalant dans mon estomac. Les yeux rouges de la peur, les yeux rouges de la peur. Les yeux du Père. Les yeux du Nain. Les yeux du Poursuivant. Jamais. Je croyais m'en être débarrassé, je croyais l'avoir crevée cette peur ; je croyais que le temps avait dressé un obstacle infranchissable entre elle et moi, que ma peau s'était bardée d'un cuir épais. Insensible. Je l'avais bernée, plus malin qu'elle ? Jamais. » Scarelife est aussi un véritable hommage de l'auteur au roman noir américain. On commande à Varell le scénario d'un biopic sur David Goodis, dont on peut lire certains passages. Max Obione ne se prive pas d'utiliser certains classiques du genre : les belles femmes peuvent bien sûr être dangereuses, et Cody, un vieux Noir qui décide d'aider Varell dans sa quête, joue de la trompette comme un dieu. L'auteur fait même référence au roman noir américain actuel, en parlant de Craig Johnson dans son texte - c'est dire s'il a bon goût ! Scarelife est au final un polar sombre et efficace doublé d'un hommage au roman noir où l'écriture soignée de Max Obione fait mouche.  »

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utilisateur8743

« À la fois drôle et ironique, c'est un roman qui nous plonge dans l'archétype de l'amerique » utilisateur14543

utilisateur13537

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